Réglage d'un siège ergonomique pour des journées de travail plus agréables

Réglage d'un siège ergonomique pour des journées de travail plus agréables

Un bureau de belle facture peut transformer l'ambiance d'une pièce. Mais lorsque votre chaise est trop haute, trop profonde ou trop rigide, même l'espace de travail le plus raffiné finit par vous nuire. Un réglage ergonomique adapté fait de la chaise un élément essentiel de votre journée de travail, et non plus un simple accessoire : elle favorise ainsi la concentration, une bonne posture et la liberté de mouvement.

Le but n'est pas de rester dans une position parfaitement droite pendant huit heures. Le corps n'est pas fait pour ça. L'objectif est de trouver une position de départ stable, puis de s'assurer un soutien et une amplitude de mouvement suffisants pour pouvoir changer de posture naturellement tout au long de la journée.

Commencez par régler votre siège ergonomique, et non votre bureau

On est souvent tenté de commencer par installer le bureau, surtout lorsqu'il s'agit d'un poste de travail réglable en hauteur. En position assise, cependant, c'est la chaise qui doit servir de point de départ. Vos pieds, votre bassin et le bas de votre dos doivent être bien calés avant que vous ne décidiez où placer le plateau, l'écran et le clavier.

Asseyez-vous bien en fond de chaise, les deux pieds à plat sur le sol. Évitez de vous percher sur le bord avant de la chaise ou de replier une jambe sous vous. Vos genoux doivent se trouver à peu près à la hauteur de vos hanches, ou très légèrement plus bas, en formant un angle confortable plutôt qu’une flexion trop marquée.

Si le bureau est fixe et trop haut une fois votre chaise correctement réglée, surélever la chaise n’est pas la meilleure solution. Cela peut laisser vos pieds en l’air et exercer une pression sous les cuisses. Utilisez un repose-pieds stable si nécessaire, ou voyez s’il est possible de modifier la hauteur du bureau lui-même. Un espace de travail de qualité se distingue par sa capacité à s’adapter à la personne qui l’utilise, et non en demandant à celle-ci de s’y adapter.

Réglage de la hauteur du siège pour un appui au sol

Commencez par le levier de réglage de la hauteur du siège. Relevez ou abaissez la chaise jusqu'à ce que vos pieds reposent entièrement sur le sol et que vos cuisses soient détendues, sans être comprimées. Aucun bord dur ne doit venir s'appuyer contre l'arrière de vos genoux.

Maintenant, posez vos bras sur le clavier. Vos coudes doivent reposer près de votre corps, formant un angle d'environ 90°, tandis que vos épaules restent basses et détendues. Si vous vous surprenez à lever les épaules pour atteindre le bureau, cela signifie que la surface de travail est trop haute. Si vos poignets sont inclinés vers le haut ou si vous avez l'impression de vous affaisser vers l'avant, il faut revoir la disposition entre la chaise, le bureau et les périphériques de saisie.

Les angles exacts varient en fonction des proportions, des chaussures et de la tâche à accomplir. Un graphiste travaillant avec une tablette graphique peut préférer une configuration légèrement différente de celle d'une personne qui rédige des rapports toute la journée. Ce qui importe, c'est le confort sans tension, et non la recherche rigide d'une géométrie théorique.

Réglez la profondeur de votre siège avant de blâmer votre dos

La profondeur de l'assise est souvent négligée, alors qu'elle a une incidence directe sur la circulation sanguine et le maintien du dos. Si votre chaise le permet, faites glisser la assise de manière à laisser un espace d'environ deux à trois doigts entre le bord avant de l'assise et l'arrière de vos genoux.

Une profondeur excessive fait que le bord de l'assise appuie sur les mollets et vous incite à glisser vers l'avant, ce qui vous fait perdre le contact avec le dossier. Une profondeur insuffisante ne procure pas un soutien suffisant sous les cuisses. La bonne position vous permet de vous adosser confortablement, tandis que la chaise supporte une partie significative du poids de vos jambes.

Pour les utilisateurs de petite taille, la profondeur d'assise réglable peut s'avérer plus utile qu'un fauteuil surdimensionné doté de fonctionnalités spectaculaires. Pour les utilisateurs de grande taille, une assise plus profonde peut offrir un meilleur équilibre, à condition qu'elle ne vienne pas gêner au niveau des genoux. L'ajustement est une question personnelle, c'est pourquoi la possibilité de réglage est plus importante qu'une silhouette standard.

Offrez à votre bas du dos un endroit où se reposer

Le soutien lombaire doit épouser la courbure naturelle du bas du dos, généralement au niveau de la ceinture. Il doit être perceptible sans pour autant être trop appuyé. S'il est placé trop bas, il peut exercer une pression au niveau du bassin ; s'il est trop haut, on peut avoir l'impression que le siège nous repousse loin du bureau.

Réglez d'abord la hauteur du soutien lombaire, puis sa profondeur ou sa fermeté si ces réglages sont disponibles. Un soutien modéré suffit généralement. L'objectif est de vous aider à rester en contact avec le dossier, et non d'accentuer la courbure de votre colonne vertébrale.

La tension du dossier mérite la même attention. Lorsque vous vous inclinez, vous devriez pouvoir vous adosser sans devoir lutter contre le fauteuil ni vous y affaler brusquement. Une légère inclinaison d’environ 100 à 110 degrés réduit souvent la pression par rapport à une position assise bien droite. Pour taper au clavier en se concentrant, une position plus droite peut sembler plus adaptée ; pour lire, passer des appels ou réfléchir à un problème, une inclinaison contrôlée est souvent plus confortable.

Ne restez pas dans la même position toute la journée. Une chaise dont l'inclinaison est bien réglée favorise les petits changements de posture que la position assise statique empêche.

Réglez les accoudoirs pour qu'ils vous soutiennent, et non pour vous gêner

Les accoudoirs sont utiles lorsqu'ils soulagent les épaules sans gêner votre position assise devant le bureau. Réglez-les à une hauteur permettant à vos avant-bras de reposer légèrement dessus et à vos épaules de rester détendues. Ils ne doivent pas forcer les coudes vers le haut ni vous obliger à tendre les bras vers l'extérieur.

Si les accoudoirs vous empêchent de vous asseoir suffisamment près du bureau, abaissez-les, rétrécissez-les ou reculez-les dans la mesure où le mécanisme le permet. Pour certaines tâches nécessitant une concentration particulière au clavier, certaines personnes préfèrent que les accoudoirs soient légèrement en dessous de la hauteur des coudes afin de pouvoir bouger librement sous le plateau du bureau. Lors des appels, de la lecture et des pauses, ils peuvent offrir un soulagement bienvenu.

Le réglage de la largeur et de l'angle d'inclinaison est également important. Idéalement, les accoudoirs devraient épouser la ligne naturelle de vos avant-bras, plutôt que de forcer vos poignets vers l'intérieur ou vers l'extérieur. Ils sont là pour réduire les efforts inutiles, et non pour dicter la position que doivent adopter vos bras.

Vérifiez soigneusement votre appui-tête

Un appui-tête n'est pas indispensable sur toutes les chaises de bureau. Il s'avère particulièrement utile lorsque l'on travaille en position inclinée, lors d'appels vidéo ou pendant de courtes pauses de détente. Réglez-le de manière à ce qu'il repose légèrement contre l'arrière de la tête ou le haut de la nuque, sans que votre menton ne soit plaqué contre votre poitrine.

Lorsque vous travaillez devant un ordinateur en position assise droite, un appui-tête qui reste constamment en contact avec la tête peut favoriser une posture penchée vers l'avant peu naturelle. Si c'est le cas, reculez-le ou ne l'utilisez pas tant que vous n'êtes pas en position allongée.

Assortissez votre chaise à votre bureau et à votre écran

Le réglage ergonomique d'une chaise n'est pleinement efficace que si le reste du poste de travail s'y adapte. Une fois votre chaise réglée, placez votre bureau à hauteur des coudes pour travailler en position assise. Si vous disposez d'un bureau réglable en hauteur, enregistrez cette position si les commandes le permettent. Cela vous permettra de retrouver cette configuration optimale même après qu'une autre personne a utilisé le bureau ou après avoir changé de pièce.

Placez le clavier et la souris suffisamment près de vous pour ne pas avoir à vous étirer. Veillez à ce que la souris soit à la même hauteur que le clavier et à ce que vos poignets restent dans une position neutre plutôt que pliés vers le haut. Le tiers supérieur de l'écran doit généralement se situer à peu près à la hauteur des yeux, bien que la hauteur de l'écran dépende de votre vue, de vos verres correcteurs et du fait que vous travailliez avec un ou plusieurs écrans.

Un écran placé trop bas peut donner l'impression qu'une chaise parfaitement réglée n'est pas adaptée, car votre cou est sans cesse tiré vers l'avant. Un bras de support d'écran permet de résoudre ce problème de manière élégante tout en libérant un espace précieux sur le bureau. Sur un bureau en chêne massif, cette contrainte est importante : la surface doit dégager une impression de sérénité, d'utilité et d'authenticité, sans être encombrée d'objets superflus.

Réévaluez votre configuration lorsque vous changez de tâche

La meilleure configuration en position assise n'est pas forcément la meilleure en position debout. Lorsque vous passez d'une hauteur de chaise à celle d'un bureau debout, relevez le plateau jusqu'à ce que vos coudes reposent à nouveau confortablement le long de votre corps. Il se peut que vous deviez régler votre écran séparément, notamment si vous êtes grand ou si vous utilisez un ordinateur portable.

Alternez plutôt que de remplacer une position statique par une autre. Vous pouvez par exemple vous asseoir pour une session d’écriture nécessitant de la concentration, rester debout pendant les appels, puis reprendre une posture assise légèrement inclinée pour relire votre travail. Le rythme qui vous convient dépend de votre travail, de votre corps et de votre concentration. Rester debout toute la journée n’est pas plus ergonomique que de rester assis toute la journée.

Ce sont les petits gestes qui permettent de pérenniser cette adaptation. Rapprochez votre chaise avant de commencer. Laissez le dossier vous soutenir. Gardez les outils que vous utilisez fréquemment à portée de main. Puis levez-vous, marchez ou changez de position avant que la gêne ne vous y oblige. L'ergonomie fonctionne mieux lorsqu'elle s'inscrit dans une démarche discrète de prévention, et non comme une réponse d'urgence à la douleur.

Une chaise bien pensée, un bureau réglable et un espace de travail conçu à partir de matériaux résistants peuvent vous accompagner pendant des années pour un travail plus efficace. Réglez la chaise en fonction de votre morphologie, prévoyez suffisamment d'espace pour bouger et faites du confort un élément à part entière de votre quotidien professionnel.

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